Top

This website works best using harmless anonymous cookies. Allow Don't allow More info

You have chosen not to allow cookies

Disabling cookies may give you a reduced experience of this website. Are you sure you want to disallow them? [Yes] [No]

This website will not use any non-essential cookies. However some pages include embedded content provided by 3rd party websites. This content may use cookies which we cannot control. We suggest you visit the websites for these providers to disable their cookies.

You Tube, Flickr, Vimeo, AmMap, Google, ShareThis, SurveyMonkey, Facebook

Gros plan sur les armes légères et de petit calibre

La disponibilité mondiale des armes légères et de petit calibre (ALPC) se révèle désormais comme étant un réel obstacle à la paix et à la sécurité, ainsi qu'aux activités d'aide et de développement. Il ne s'agit cependant pas d'un problème simple.

Contrairement aux mines antipersonnel pour lesquelles le contrôle législatif est relativement simple pour de nombreux pays puisqu'elles sont interdites selon la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel (Traité d'Ottawa), le contrôle de la production, du transfert, de la possession et de l'utilisation des ALPC s'avère beaucoup plus complexe.

Afin de se rendre compte de l'ampleur de ce problème, il est intéressant d'observer les statistiques suivantes [1] :

Une partie des stocks d'armes découverts en République démocratique du Congo.

• Le stock mondial d'armes légères et de petit calibre est estimé à 639 millions.

• Les armes légères et de petit calibre sont responsables de la majorité, entre 60 et 90 %, des décès directs dans les conflits : Jusqu'à 108 000 en 2003.
 
• L'utilisation d'armes de petit calibre contribue également aux décès indirects dans les conflits, dont le nombre est probablement largement supérieur au nombre de décès directs, bien qu'ils varient énormément d'un conflit à un autre.

• Les armes légères et de petit calibre déstabilisent les régions ; elles génèrent, alimentent et prolongent les conflits ; elles entravent les programmes humanitaires, affaiblissent les initiatives de paix, aggravent les infractions aux droits de l'homme, gênent le développement et favorisent une « culture de la violence ».

Il n'existe aucune définition reconnue internationalement pour les armes légères et de petit calibre, bien que les Nations Unies en aient une qui s'y rapproche : en résumé, les armes légères sont, au sens large du terme, des armes destinées à l'usage individuel. Elles comprennent, entre autres, des revolvers et pistolets à chargement automatique, des fusils et des carabines, des mitraillettes, des fusils d'assaut et des mitrailleuses légères.

Les armes de petit calibre sont des armes destinées à l'usage de deux ou trois personnes travaillant en équipe, même si certaines peuvent être transportées et utilisées par une seule personne. Elles comprennent, entre autres, les mitrailleuses lourdes, les lance-grenades à main montés sur canon, les canons antiaériens portatifs, les canons antichars portatifs, les fusils sans recul, les lance-missiles et lance-roquettes antichars portatifs, les lance-missiles antiaériens portatifs (MANPADS [2]) et les mortiers de calibre inférieur à 100 millimètres [3].

Il est important de remarquer que réduire la disponibilité des munitions fait partie intégrante des efforts pour réduire la menace que représentent les ALPC. Le travail de MAG sur le terrain contribue de la même manière à réduire le nombre d'armes.

Les ALPC sont la cause de 60 à 90 % des décès directs lors des conflits. [Photo : Marc Angibeau]

L'intérêt et l'engagement croissant dans l'élimination de la circulation des armes légères et de petit calibre illicites augmentent. Les donateurs relèvent le défi d'une intervention plus étendue et plus intégrée face à la diversité des menaces causées par les mines, les explosifs et les ALPC.

Par exemple, le Département britannique pour le Développement international affirme que la disponibilité des ALPC est un « multiplicateur d'insécurité » [4]. En 2003, Colin Powell, alors Secrétaire d'État des États-Unis, a averti qu'« aucune menace n'est plus sérieuse pour l'aviation » que les systèmes portatifs de défense aérienne [5].


Le Département d'État américain précise que le travail qu'il finance « contribue à la prévention et à la réduction des conflits, ainsi qu'au redressement social et économique post-conflit... afin de limiter le trafic illicite, la disponibilité et l'utilisation systématique des armes de guerre conventionnelles qui alimentent l'instabilité régionale et interne [et] pour poursuivre et participer à l'élimination post-conflit de telles armes dans des zones civiles » [6].

L'Union européenne encourage une approche coordonnée et considère le « désarmement, le contrôle des armes et le déminage comme des conditions préalables à la paix » [7].

MAG a participé pour la première fois à la destruction d'ALPC dans les années 90 en apportant une assistance technique aux programmes de démobilisation en Angola et au Cambodge.

Les équipes de MAG possédaient les compétences et l'équipement nécessaires pour prendre en charge les petites quantités d'ALPC remises par les soldats démobilisés dans les zones de regroupement où les activités de destruction de mines et de munitions non explosées ont été établies.

Plus récemment, MAG s'est engagé dans le retrait et la destruction des ALPC à plus grande échelle dans des pays comme l'Irak et la République Démocratique du Congo. Cela a permis de mettre en évidence le besoin de financement à long terme et en ce qui concerne les donateurs, d'élargir leur capacité à soutenir des programmes intégrés de cette nature.

Les ALPC constituent une sérieuse menace pour la paix et la reconstruction. [Photo : Marc Angibeau]

Une fois que les objets dangereux sont détruits et/ou rendus inutilisables, MAG essaie, quand cela est possible, de s'assurer que les débris métalliques qui en résultent, profitent aux populations et aux activités de reconstruction.

En Irak, par exemple, les débris métalliques récupérés ont servi à financer la réhabilitation de l'école et de l'hôpital de la ville d'Hatra et à fonder l'Hatra Brass Recovery Company, qui reversait par la suite une partie de ses bénéfices à l'administration locale pour des projets de rénovation.

Les ALPC constituent une sérieuse menace pour la paix et la reconstruction. Elles sont beaucoup plus difficiles à évaluer, à contrôler et à détruire qu'une mine par exemple, car une fois marquée, elle représente une menace fixe et clairement délimitée. Néanmoins, cette menace peut être davantage réduite par le biais d'une sensibilisation en attendant que le déminage soit réalisé.

MAG possède les compétences et l'expérience nécessaires pour diriger de manière efficace le retrait et la destruction d'ALPC dans un contexte difficile, où ces armes représentent un problème. Son rôle consiste à détruire les armes en elles-mêmes et la plupart des engins explosifs « pour réduire le risque que les armes d'un conflit terminé ne servent pour un autre » [8].
 
Par conséquent, les ALPC constituent aujourd'hui une composante de plus en plus importante dans le cadre du travail de MAG.

 
Remarques :

1. www.smallarmssurvey.org, mai 2007.

2. Systèmes portatifs de défense aérienne

3. Résumé à partir de la Conférence de révision des Nations Unies sur les armes légères, 2006.

4. Action européenne sur les armes légères, les armes de petit calibre et les résidus de guerre explosifs, Bruxelles, 7 et 8 décembre 2005, Kate Joseph, Conseillère politique en matière de sécurité du Département britannique pour le développement international (DFID), Programmes sur les armes légères et le développement.

5. Déclaration extraite de la Fédération des scientifiques américains (Federation of American Scientists) « Les pays de l'APEC acceptent de limiter la vente de missiles », 18 octobre 2003, Dirk Beveridge, Associated Press.

6. Bureau chargé de la réduction et de la destruction des armes, site Internet du Département d'État américain, mai 2007.

7. Dialogue sur la sécurité Union européenne-Union africaine. Note conceptuelle commune, avril 2007.

8. Présentation réalisée par Lou McGrath face au Mine Action Support group (Groupe de soutien à l'action antimines), Genève, 7 juillet 2006.

 

23 octobre 2007

À propos de MAG


MAG (Mines Advisory Group) est une organisation humanitaire neutre et impartiale qui élimine les restes de guerre dans l'intérêt des populations mondiales.

Suivez nous


facebook flikr twitter
linkedin ebay youtube

MAG a reçu conjointement le prix Nobel de la paix en 1997, récompensant ainsi son travail avec la Campagne Internationale pour Interdire les Mines (ICBL), aboutissant en 1997 à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel et commue également sous le nom de Traité d'Ottawa.